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19 Mai 2012, St Yves
Mimisenegal
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Nous sommes à Nouadhibou et nous vous communiquons la suite de nos aventures.

 

Hier dimanche, la voiture est tombée en panne. Quelques kilomètres avant Boujdour, elle commence à avoir des trous d'air et à fumer tout noir. Huguette me dit qu'elle est inquiète, et nous nous arrêtons sur la place de Boujdour. Nous essayons de téléphoner dans une cabine publique, tout d'abord à Jérôme (son téléphone est branché sur la messagerie), puis à Michel pour avoir au moins un diagnostic et savoir si c'est grave.

 

Michel est aussi sur messagerie. On demande s'il y a un mécanicien dans le village ; un jeune garçon nous dit qu'il le connaît et lui passe un coup de fil. Nous sommes l'attraction du village ; normal, il est dimanche après-midi et il n'y a rien à faire !

 

Le mécanicien arrive, monte dans la voiture avec Huguette et part faire un tour pour essayer de détecter le problème. Je reste seule sur la place du village ; un vieux monsieur enrubanné m'aborde et commence à me parler en espagnol. Je réponds en espagnol et nous entamons une conversation. Il me dit qu'il est instituteur et qu'il est en vacances. Il m'invite à aller prendre un thé au café d'en face. J'ai la côte !

 

Au bout d'un long moment, ne voyant pas revenir Huguette, je demande où se trouve l'atelier du mécanicien. On me l'indique et je m'y rends, pour avoir des nouvelles. Après plusieurs recherches infructueuses, il s'avère qu'une durite d'air est percée, ce qui provoquait les décélérations de la voiture.

 

Le mécanicien ou plutôt je devrais dire les mécaniciens, car ils sont six à s'affairer autour de la voiture, plus tous ceux qui sont assis au fond de l'atelier, en train de boire le thé et de bavarder. On nous offre très gentiment du thé.

 

17h45 : la panne est enfin réparée, avec des moyens de fortune (colle, chatterton, etc...) le tout pour une somme de 80 dirhams. Nous leur laissons 200 dirhams car ils ont été vraiment très professionnels.

 

Nous pouvons enfin repartir. Il nous reste encore 343 kilomètres avant d'arriver à Dakhla ; Huguette appuie sur le champignon, et nous faisons le reste du trajet à 140/150 à l'heure (heureusement, il n'y a pas grand monde sur la route).

 

21h00 : nous arrivons à Dakhla. Nous cherchons l'hôtel recommandé par le guide du routard. Nous nous arrêtons pour demander à un agent de police, qui arrête et réquisitionne un taxi pour nous guider jusqu'à l'hôtel ! 

 

Arrivée à l'hôtel ;de l'extérieur, très bien (drapeaux aux fenêtres, tapis dans les escaliers,...) ; à l'intérieur, ce n'est pas la même chose : la propreté de la salle de bains laisse à désirer (il y a une couche de crasse au fond de la baignoire), il règne une odeur de tabac froid, Huguette dit que ça sent la vieille chaussette ! . C'est décidé, nous ne nous doucherons pas et ferons une toilette sommaire, et nous allons dormir en essayant de nous boucher le nez !

 

Les matelas portent l'étiquette "4 étoiles", "indéformable", mais quand tu te couches, tu disparaîs dans le trou du matelas, et tu sens les ressorts qui te piquent les fesses. Pas sûr qu'on passe une nuit de rêve !

 

J'kaz !
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Mardi 02 Janvier 2007Poster un commentaire
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